Les grands événements - le chemin de Cadoudal.


Selon une habitante, ces tombes dateraient de l'époque et seraient en rapport avec Cadoudal.








La maison des Cadoudal ansi que d'autres alentour, uniquement pour le plaisir des yeux.








© Christine




Victor Hugo
Quatre-vingt-treize
(classiques français, p.175)



Le paysan a deux points d'appui: le champ qui le nourrit, le bois qui le cache.

Ce qu'étaient les forêts bretonnes, on se le figurait difficilement; c'étaient des villes. Rien de plus sourd, de plus muet et de plus sauvages que ces inextricables enchevêtrements d'épines et de branchages; ces vastes broussailles étaient des gîtes d'immobilité et de silence; pas de solitude d'apparence plus morte et plus sépulcrale; si l'on eût pu, subitement et d'un seul coup pareil à l'éclair, couper les arbres, on eût brusquement vu dans cette ombre un fourmillement d'hommes. Des puits ronds et étroits, masqués au-dehors par des couvercles de pierre et de branches, verticaux, puis horizontaux, s'élargissant sous terre en entonnoir, et aboutissant à des chambres ténébreuses, voilà ce que Cambyse trouva en Egypte et ce que Westermann trouva en Bretagne: là c'était dans le désert, ici c'était dans la forêt; dans les caves d'Egypte, il y avait des morts, dans les caves de Bretagne il y avait des vivants. Une des plus sauvages clairières du bois de Misdon, une toute perforée de galeries et de cellules où allait et venait un peuple mystérieux, s'appelait "La Grande Ville". Une autre clairière, non moins déserte en dessus et non moins habitée en dessous, s'appelait la "Place Royale".
Cette vie souterraine était immémoriale en Bretagne. De tout temps l'homme y avait été en fuite devant l'homme. De là les tanières de reptiles creusées sous les arbres. Cela datait des druides, et quelques-unes de ces cryptes étaient aussi anciennes que les dolmens.




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