Les lieux: l'île d'Elbe: Détails de San Martino.


Pendant une promenade à cheval, Napoléon découvrit San Martino. Désireux de trouver un lieu éloigné des clameurs citadines et des canicules estivales, ses yeux s’arrêtèrent sur cette petite maison de campagne. Elle appartenait à un important propriétaire de Portoferraio, probablement assez réticent à la vente de la maison. Afin de pouvoir acquérir San Martino, il fit appel à sa sœur Pauline dont le charme opéra le miracle et, en juin 1814 après avoir signé les contrats, les travaux purent commencer. Ces travaux ne furent pas uniquement réservés à l’embellissement de la maison, mais, entre autre, pour ouvrir un chemin carrossable, planifier le jardin, dont Napoléon s’occupa lui-même, mais également pour restructurer les fossés d’écoulement des eaux venant de la montagne pour les transformer en originaux effets scénographiques, malheureusement ceux-ci ne furent jamais réalisés et restèrent sur papier.

Malgré le grand intérêt et efforts qu’il prodigua à San Martino, Napoléon n'y fit pas de longs séjours, bien au contraire, parfois seulement quelques heures pour se reposer.




Lorsque l’empereur quitta la scène de l’Histoire, Pauline devint formellement la propriétaire des lieux mais eut bien des difficultés à faire reconnaître ses droits sur cette petite terre.
À sa mort en 1825, San Martino revient en héritage à l’Aiglon.
En 1832 à la mort de son fils, Marie-Louise en devient propriétaire.
À son décès en 1847, étant la dernière héritière directe de Napoléon, ce sera Jérôme qui divisera la propriété. Celle-ci commença à dépérir lamentablement.
En 1851 le sort de San Martino changea lorsque Anatolio Demidoff, époux de Mathilde, fille de Jérôme, pu acheter la propriété et créer une collection napoléonienne de grande valeur.
En 1856, les travaux entrepris pour réaliser cet édifice néoclassique sous la villa furent terminés et le musée fut inauguré.






Hélas, à la mort de Demidoff, son neveu Paolo mit fin au rêve de son oncle en dilapidant ce qu'il put, et, à nouveau, San Martino passera de main en main.

En 1930, l’État italien en devint le propriétaire et, deux ans plus tard, il passa sous la tutelle du Ministère de la Culture.
La seconde guerre mondiale bloqua la réalisation du nouveau musée et les lieux furent occupés par les Allemands qui en firent leur quartier général.

Après la guerre, les restaurations entreprises pour la réouverture du musée permirent de remettre à jour les jolies fresques originales de Revelli, dont on peut voir, ci-dessous, quelques exemples et qui se trouvaient occultées sous différentes couches de plâtre.





© Diana.



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