Les lieux: Rochefort


En 1808, au retour de Bayonne, Napoléon s'arrêta en Charente inférieure (maintenant Charente Maritime). Il ne séjourna pas longtemps, préoccupé par la situation tant en Espagne qu'à Paris. Dans la capitale, les intrigues risquaient de le fragiliser, et l'Autriche reconstituait son armée.
Après être passé à Pons et à Saintes, il se rendit à Rochefort ou il tint à visiter le fleuve dans sa partie qui bordait l'arsenal. Il profita de ce séjour pour inspecter les bâtiments militaires du port et les fortifications de la côte. Le lendemain, il s'embarqua pour l'île d'Aix, prendre la mesure du désastre du chantier de fort Boyard (le père Fouras n'y avait pas encore pris ses quartiers) car la protection de la rade était impérative.
Napoléon était contrarié par les retards successifs que prenait la construction de ce fort. Vauban en son temps avait déclaré à Louis XIV: "Sire, il serait plus facile de saisir la lune avec les dents que de tenter en cet endroit pareille besogne."
Techniquement, la tache était effectivement délicate. Eriger une structure en pierre de cette importance sur un banc de sable posait des problèmes que les architectes avaient bien du mal à résoudre. A cela s'ajoutait l'omniprésence belliqueuse des Anglais. Dès 1806 et 1807, de grands moyens avaient été déployés pour achever cette folie, mais malgré tous les efforts, les architectes s'aperçurent qu'à force d'ajouter des blocs de pierre les uns sur les autres, l'enrochement s'était enfoncé d'un mètre vingt sous l'effet de son propre poids. L'Empereur décida de diviser par deux ses dimensions et de ramener le nombre de canons a 26.

En 1815, c'est le départ pour l'exil.
Entre son premier passage en Charente inférieure et son retour à Rochefort, des événements importants s'étaient succédés au point de bouleverser le destin de l'homme.
A Rochefort il séjourna à la préfecture maritime. Plusieurs bâtiments anglais s'étaient positionnés pour surveiller tous ses mouvements dans la zone. Ce séjour était celui de l'incertitude. L'entourage de l'empereur imaginait différentes ruses pour tromper la vigilance de l'ennemi.
Mais ce qui occupait l'esprit de Napoléon n'était pas ces problèmes d'intendance; il hésitait encore sur la décision à prendre: forcer le blocus pour rejoindre les Etats Unis ou reprendre la lutte.
En fin de compte, craignant d'être livré aux Anglais, il préféra leur demander asile. Le 15 juillet 1815, après avoir écrit au régent d'Angleterre, il monta sur le Bellérophon. Il espérait un refuge, on lui offrit une prison.

Merci à Fulub


La porte de l'Arsenal maritime, la tour carrée, la corderie

Hôtel de la préfecture maritime, où a séjourné l'Empereur:






Fouras


© Photographie: La Bricole

Ici, le 18 juillet 1815, Napoléon a quitté le continent pour l'exil.
L'Empereur a été porté jusqu'à la baleinière
par le marin Beau, natif de Fouras.
Don du baron Gourgaud, arrière petit-fils du général Gourgaud.






Recherche sur le site