Les lieux: Malmaison


La Malmaison, la demeure de Joséphine




Certains lieux sont associés à ceux qui y ont habités : le hameau de Versailles et Marie-Antoinette, Chenonceaux et Diane de Poitiers …

La Malmaison est marquée pour l'éternité du souvenir de sa plus illustre locataire : l'impératrice Joséphine !



… et pourtant, cette demeure seigneuriale est bien plus ancienne que l'on pourrait y croire




Les premières traces de "Mala domus" (mauvaise maison) apparaissent en 1244. L'origine du nom viendrait, dans des temps plus lointains, d'un repaire d'envahisseurs normands qui menaient des razzias aux alentours. Le nom actuel apparaît pour la première fois au XIVe siècle.

En 1390, la terre est acquise par Guillaume Goudet, sergent d'armes du roi Charles VI. Au travers de sa descendance par les familles Dauvergne, Perrot et Barentin, le domaine ne quitte le giron familial qu'en 1763. Entre temps, de nombreux travaux ont été entrepris ; les bâtiments actuels datent de début du XVIIe siècle et les deux ailes de côté ajoutées en 1780.

En 1763, le fils du chancelier d'Aguesseau achète le domaine, pour le revendre 8 ans plus tard à Jacques Jean Le Coulteux du Molay, riche banquier du XVIIIe siècle. A cette époque, son épouse tient un salon où elle reçoit Bernardin de Saint-Pierre, Grimm ou encore madame Vigée-Lebrun.

La Révolution l'oblige à se séparer du domaine, et le 21 avril 1799 il est vendu à Joséphine Bonaparte, pour la coquette somme de 325.000 F. A son retour d'Égypte, Bonaparte confirme l'achat. Les bâtiments paraissant un peu démodés à Napoléon et à Joséphine, ils chargent les architectes Percier et Fontaine de remplacer la vieille demeure par une villa d'un style néo-classique, alors en vogue dans la France du Directoire et du Consulat. Les deux architectes proposent donc de nouvelles constructions, mais Napoléon, pour éviter les dépenses inconsidérées, les contraignit à restaurer l'ancienne bâtisse.

De 1800 à 1802, aux plus belles heures du Consulat, avec les Tuileries la Malmaison devient le siège du gouvernement de la République.

Peu utilisé au début l'Empire, Napoléon lui préfère le château de Saint-Cloud pour les séjours de la cour impériale, le domaine demeure néanmoins dans les préoccupations de l'Impératrice comme en témoigne les travaux qu'elle fait effectuer dans le parc, notamment la grande serre achevée en 1805 ou encore une bergerie pour héberger les moutons mérinos pour la production de laine.

En 1809, au moment du divorce, l'Empereur donne la Malmaison et ses collections en toute propriété à l'Impératrice. L'année suivante, Joséphine acquiert le domaine voisin de Bois-Préau. Partageant son temps, tout au moins du début, avec le château de Navarre – près d'Evreux – elle s'installe définitivement à la Malmaison à la fin de l'Empire.

Après l'abdication de Napoléon et son départ pour l'île d'Elbe, Joséphine reçoit plusieurs personnages importants, dont le tsar Nicolas Ier. C'est au cours d'une promenade dans le parc avec le souverain russe qu'elle prend froid et meurt, dans son domaine, le 29 mai 1814.

Héritier de sa mère, le prince Eugène devient le nouveau propriétaire des lieux ; sa veuve, la princesse Augusta, vend le domaine en 1828 à un banquier suédois : Jonas Hagerman.

En 1861, l'empereur Napoléon III rachète le domaine de sa grand-mère à la reine Christine d'Espagne qui l'avait elle-même acquis en 1842.

Endommagé par les combats de 1870, le Malmaison sert un temps de caserne et est vendu par l'État en 1877 à un marchand de bien qui lotit petit à petit le parc.

En 1896, Daniel Iffla, connu sous le nom d'Osiris, rachète ce qui reste du parc (6 hectares sur plus de 700 du temps de Joséphine) et l'offre à l'État en 1904.

Deux ans plus ans, tard un musée s'ouvre dans ce qui reste du domaine de la douce et incomparable Joséphine …



Une visite chez l'impératrice Joséphine …



Le rez-de-chaussée

La salle de billard
L'antichambre du salon doré

Le salon doré
La salle de musique

La salle à manger
La salle du conseil

Enfin, c'est dans la bibliothèque que Napoléon fit ses "adieux" à la Malmaison avant de prendre le chemin de Rochefort, puis au-delà pour Sainte-Hélène.


La bibliothèque
et le bureau de Napoléon
La petite table de Bourienne

Le premier étage

Le salon de L'Empereur
La chambre de l'Empereur
La chambre de l'Impératrice


C'est dans cette chambre, que Joséphine s'éteignit le 29 mai 1814.


Agée de près de 50 ans, l'impératrice Joséphine repose aux côtés de sa fille, la reine Hortense, en l'église de Rueil-Malmaison, non loin de sa chère Malmaison




A proximité du pavillon d'entrée des visiteurs se trouve une statue en marbre représentant Joseph Bonaparte, installée en 1938. Commandée par Napoléon III au sculpteur Vital Dubray, elle devait être érigée à Corte. La chute de l'Empire y empêcha son installation.





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