Les lieux: Les Invalides


Le Dôme des Invalides.



Le Dôme, été 2002.








Le Dôme vu de la tour Montparnasse - 18 mars 2006.







La Chapelle Napoléon







Collection privée La Bricole.




Les dalles funéraires.



Il y avait 4 dalles dont trois qui recouvraient la tombe : 1m91 x 0,88 ; 1m91 x 1m02 ; 1m91 x 1m04 - et la quatrième qui recouvrait le cercueil sans le toucher : 2m95 x 1m95. Epaisseur des dalles 0,11

Ces dimensions ont été fournies par M Maurice d'Ocagne, ingénieur en chef des ponts et chaussées, professeur à l'école polytechnique, promoteur de l'envoi au Musée de l'Armée, le 15 décembre 1913.

L'authenticité de ces dalles est donnée par:

-- Une lettre de l'ingénieur en chef des travaux hydrauliques, à Cherbourg
-- des notes du capitaine Jouan, aspirant à bord de la Belle-Poule, en 1840.

Le 16 octobre 1840 les dalles étaient portées à bord de la Belle-Poule; elles furent descendues le 17 dans la cale, la veille du départ de Sainte-Hélène.
(Capitaine de vaisseau Jouan, archives Musée de l'Armée)

Restées sur la frégate pendant la cérémonie du transfèrement, les dalles furent déposées dans l'Arsenal (de Cherbourg) par les soins de l'officier chargé du désarmement et y restèrent jusqu'en... 1909, lorsque M Picard, ministre de la Marine, en prescrivit le dépôt aux Invalides.
La tombe a été reconstituée dans cette chapelle où les enfants des Invalides se groupaient autrefois pour apprendre le catéchisme; la salle est étroite, sombre, mais on peut lire sur une pancarte ces mots tirés de la Septième méditation de Lamartine:
------------ Ici. point de nom! --------------

"Les trois pierres tumulaires au-dessous desquelles apparaît la quatrième pierre de l'intérieur de la fosse" (général Niox) font penser profondément le visiteur de ces tristes souvenirs.
(souvenirs authentiques de N1er conservés au Musée de L'Armée – 1927 -Vacquier)

On peut donc voir que lorsque le tombeau a été reconstitué dans cette chapelle, sous les trois dalles définies ci-dessus on pouvait en voir une quatrième : celle qui recouvrait le cercueil.

Je crois qu'aujourd'hui, il y a toujours trois dalles, mais peut-être ne distingue-t-on pas la quatrième de la distance à laquelle on regarde cette reconstitution funéraire (un peu comme en 1840, les compagnons de la captivité sont trop éloignés pour être précis dans leurs témoignages)
Un fait est sûr, c'est que ces dalles ont été oubliées dans l'arsenal de Cherbourg et redécouvertes par hasard.

Quant à l'exposition du masque, c'est celui qui se trouve à Malmaison (Bois-Préau), il sera remplacé par la suite par celui du Baron Veauce.

d'Hautpoul






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