Les lieux: Paysages flamands.



A quatre kilomètres au Sud-Ouest de Dendermonde, la région dans laquelle la culture des pommiers et autres arbres fruitiers est l’une des principales ressources économiques accueille les cyclistes et randonneurs amoureux du « platteland ».
Dans le village d’Appels, village qui porte bien son nom, les habitants croquent la vie à pleines dents. Sur les bords du Zeeschelde, le promeneur préférera la randonnée ou comme dans la Flandre profonde, adepte de la petite reine, pourra, après avoir emprunté le bac pour la traversée, s’arrêter non loin des iris sauvages et des roseaux. Attablé à la terrasse de l’estaminet, tout en dégustant une bonne « Wichelense bier » ou encore la traditionnelle Duvel - enseigne du café qui l’accueille – il admirera les peupliers pliant sous la force du vent et si chers aux paysages flamands.
De Zeeschelde est, pour moi qui suis tournaisien de souche, l’Escaut devenu le patriarche regorgeant d’expérience et assagi par les vicissitudes provoquées par les traversées des grandes villes comme Tournai, Oudernaarde et Gand.
L’Escaut si cher au cœur de Emile Verhaeren, amène cet accent français qui manque tant à la Flandre.




D’Appels à Hamme en passant par Overmere - localité où les partisans flamands se rassemblèrent pour, en 1798, se révolter et débuter ainsi la célèbre « guerre des paysans »-, la mémoire napoléonienne est discrètement maintenue par des monuments et des bâtiments qui se confondent dans le paysage.


Appels :


Au coin de la Hoofdstraat, la chapelle Notre-Dame-Des-Secours ou chapelle du Bac fut restaurée en 1816-1817 par la veuve Steeman, en reconnaissance du retour de son fils, Herman Steeman, sorti vivant des campagnes napoléoniennes, après avoir servi au 112e de ligne.


Overmere :


En direction de Zele et Dendermonde, près de l’église s’élève le monument érigé en souvenir de la guerre des paysans. Au pied, une plaque commémorative fut fixée en l’honneur de trente soldats de la commune morts durant les campagnes napoléoniennes de 1804 à 1815.





A 7 kilomètres de Termonde, le moulin dit de l’Empereur ou Grand Napoléon déploie ses ailes dans le ciel flamand. Au cours de son voyage en Belgique, l’Empereur Napoléon s’y arrêta pour regarder les maçons occupés à élever, brique après brique, ce moulin en forme de tour. C’est à la suite de cet évènement que le moulin fut baptisé du nom de l’Empereur.





© Loïc


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