Les lieux: l'île d'Elbe: quelques bâtiments.


L'habitation de Madame Mère à Portoferraio.


C'est au N° 12 de la Via Ferrandini que loge Madame Mère.

Cette habitation est louée au sieur VANTINI. Il s'agit actuellement d'une habitation privée et contrairement à ce qui figure dans certains dépliants touristiques, aucune plaque ne rappelle le souvenir impérial à l'extérieur.

Cette habitation se trouve à une centaine de mètres des Mulini.



(Photo septembre 2004)



J'ai pu rencontrer les propriétaires en septembre 2004 et photographier la plaque commémorative à l'intérieur de l'habitation.





Traduction: "1836. Giorgio Manganaro devenu possesseur de cette maison, fait savoir à la postérité qu'en 1814 et 15, elle a été la demeure de Létizia Bonaparte, et avec elle, au crépuscule, celle de Napoléon"



L'Empereur n'a jamais habité en ces lieux mais il est manifeste qu'il y vint saluer sa mère.
(Extrait du répertoire mondial des souvenirs napoléoniens)


L'Empereur à Campo


Le 19 mai 1814, l'Empereur couche à Saint-Pierre-de Campo (NDLR: aujourd'hui Marina di Campo) dans la maison de Tommaso de Gregori.
(Répertoire mondial et Louis Lagflandre-Linden)

La maison existe toujours et est actuellement à usage de commerce (accessoires de pêche...) place Victor Emmanuel n° 14, près du port.


Photo septembre 2004:


Au pied de l'immeuble:


Le 20 mai, Napoléon consulte la carte de l’île en présence de Traditi, Joseph Hutré, de Lorenzini et du colonel Campbell. Son doigt distingue : au nord, Portoferraio ; vers l’ouest le Mont Giove et les deux Marciana ; à l’est Porto-Longone ; au sud, enfin, un village appelé Marina di Campo.
Nous allons le visiter…
Et le voilà parti accompagné de sa suite ordinaire. Au bout d’une heure de zigzags à travers la campagne et les montagnes, la voiture impériale pénètre dans Marina di Campo. Moins d’une demi-minute plus tard, le véhicule s’arrête sur la place de la mairie. Si petite cette placette, que le cocher et les piqueurs doivent effectuer 5 ou 6 manœuvres pour faire tourner la berline sur elle-même et la mettre en position de retour. Aucun attelage ne peut aller plus loin, un mamelon séparant le village de la mer.
Une tour de style Renaissance domine ce coteau. Pour l’atteindre un modeste sentier.
Un autochtone s’offre à conduire Napoléon. Il se nomme Tommaso de Gresori (NDLR: Gregori) et possède sur la place même une modeste demeure dans laquelle l’Empereur couchera le soir. L’escalier de cette maison débouche directement sur la chaussée. Il est en bois et ne mesure pas 50 cm de large.
Votre majesté ne peut coucher ici ! murmure Traditi.
Sans même visiter la chambre qu’on lui destine, il se dirige vers le sentier qui conduit à la tour juchée sur le mamelon. De ce promontoire, il apercevra pour la première fois la Pianosa…

(Napoléon Empereur de l'île d'Elbe, Robert Christophe, Fayard, Evreux, 1959)



© Général Bertrand.





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