Les lieux: Sint-Amandsberg


Non loin de Gand, dans le village de Mont-Saint-Amand.




Sint-Amandsberg, usage de la langue de nos compatriotes du Nord oblige, se trouve à quelques kilomètres du centre ville où logea Louis XVIII lors des cent jours et de la campagne de Belgique.

Dans le village de Saint-Amand, la grille métallique du cimetière s'ouvre sur les allées de gravier dont les hêtres plantés en bordure couvrent les caveaux et chapelles d'une ombre éternelle. De çà de là, nous rencontrons quelques fleurs fanées, avant d'arriver au parvis de l'église. Derrière, une butte s'élève et sur laquelle la plupart des tombes ombragées ont été érigées au XIXème siècle.
Les pierres tombales sont verdies et rongées par le temps, elles s'enchevêtrent les unes dans les autres comme pour nous dire que la place est ici comptée. Finalement après avoir parcouru de nombreuses allées, monté plusieurs escaliers, nous avons trouvé ce que nous étions venus chercher.

On peut imaginer le nombre de serviteurs et d'admirateurs de la région en lisant les 188 noms des soldats qui servirent dans les armées napoléoniennes.
Sur ce cénotaphe, le graveur de pierres immortalisa chacun d'entre eux au marteau et au burin. La colonne s'élève vers le ciel comme emportée par l'Aigle Impériale rejoignant ainsi Napoléon au panthéon.




Quelques mètres plus loin repose Charles-Antoine Van Remoortere, sous-Lieutenant au 19e chasseurs à cheval en 1807, lieutenant en 1809, capitaine en 1812. Il participa aux côtés d'autres braves de la Grande Armée aux batailles victorieuses d'Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland, Ratisbonne. Il termina sa carrière comme général dans l'armée belge.




Dans le contre-bas est couché pour l'éternité Joseph Deweweirne, fusilier-chasseur de la Garde. Il servit l'Empereur en Espagne puis en Autriche.





© Luc Meaux



Recherche sur le site