S.T.D.E.: le 5 mai 2008.


Le 05 mai 2008, commémoration de la mort de l’Empereur et du 200ème anniversaire de la construction de l’Arc de triomphe du Carrousel.




Le lundi 05 mai 2008, les membres du Souvenir Napoléonien ainsi que les associations amies dont l’association Sur les Traces De l’Empire représentée par son président, furent invités à se réunir à 14h30 précises autour de l’Arc de Triomphe du Carrousel. Sous le regard de pierre de l’Indomptable,



DOMINIQUE GAYE-MARIOLLE ou Gaye-Mariole, est né le 27 décembre 1767 au hameau de La Séoube, à quelques kilomètres au sud de Sainte-Marie de Campan, annexe de la commune de Campan. Fils de Jean Mariole et de Marie Laballe Pardeihla. L’indomptable était bûcheron et était l’un des plus grands sapeurs de la garde impériale. Il mesurait 2m 10. Il s’engage en 1792 et sert à Arcole. Il reçoit le sabre et la carabine d’honneur pour ses actes de bravoures. En 1804, il fut créé chevalier de la Légion d’Honneur. En anecdote, Lors d’une revue de l’Empereur de l’unité de Mariole, ce dernier présente les armes non pas avec un fusil mais avec un affût de canon de 30 kilos. Il quitte l’armée en 1810 et termine ses jours à Tarbes. En 1814, il se distingue encore contre les Anglais en réunissant une poignée de volontaires. Il meurt le 19 juin 1818 à Tarbes.




...les membres, nombreux à répondre à l’invitation, s’assemblèrent dans les allées et sous les arbres.







Les décorations pendues à la boutonnière coloraient les costumes des anciens combattants et des serviteurs de la république.







D’autres arboraient le signe de rassemblement du Souvenir Napoléonien, l’Aigle Impériale.
L’attente se fit sous le soleil et les bourrasques.
La cérémonie prévue à 15 heures débuta avec quelques minutes de retard. L’assemblée, aux ordres des organisateurs, forma un arc de cercle face au monument. C’est alors que s’ébranlèrent les régiments des Grenadiers reconstituants de la Garde Impériale accompagnés de la Musique des Hussards. Du fond des Tuileries, la marche se fit au pas cadencé. Quelques minutes plus tard, les vieilles barbes des grognards défilèrent devant les autorités, les badauds et l’Arc de Triomphe.







Face à Face, les régiments s’arrêtèrent à l’ordre de leur officier.







Les armes déposées aux pieds, au garde à vous pour les uns, les trompettes sur la cuisse pour les autres. Ce fut au tour des Etendards des différents régiments conviés à la cérémonie de prendre place en passant sous l’Arc central après avoir été salués.







La cérémonie pouvait commencer.

Monsieur le Président du Souvenir Napoléonien, Ronald Zins, fut invité au nom de l’association et de tous ses membres à déposer une gerbe au pied de l’Arc de Triomphe rendant ainsi hommage à l’Empereur et aux soldats de la Grande Armée.







Une minute de Silence. Les instruments de musique du régiment des Hussards se mirent à jouer à l’ordre de l’officier. La Marseillaise retentit et fut repris par le cœur de tous les Français rassemblés. Suivit alors « Pour le salut de l’Empire » et, les cris de « Vive l’Empereur » sortirent des gorges. La foule se dissipa peu après dans le parc des Tuileries.

Vers 17h30, des groupes de nombreux fidèles se formèrent aux pieds des Invalides. Des valides et de moins valides étaient présents.







Comme chaque année, à 18 heures précises, les portes de l’église Saint- Louis des Invalides s’ouvrirent aux autorités, aux invités et aux membres du Souvenir Napoléonien. Chacun entra sous le dôme de manière ordonnée et se disposa autour du tombeau de Porphyre. Les autorités militaires et civiles au centre, les invités à gauche, les membres, quant à eux moins agencés, se disposèrent en face.







La famille impériale - Son Altesse Impériale le prince Napoléon était accompagné de Son Altesse Impériale la princesse Napoléon - était invitée à la commémoration de la mort de l’Empereur des Français, Napoléon Ier, mort 187 ans plus tôt sur l’île de Sainte-Hélène .

La famille accompagnée des autorités militaires et du Président du Souvenir Napoléonien, Ronald Zins, descendirent dans la crypte sous un silence profond, franchirent le muret qui sépare la vie de la mort par un escalier en aluminium préalablement monté.







Les trompettes retentirent, la cérémonie commençait.
Face au tombeau, debout devant leur ancêtre commun, le Prince Impériale déposa au nom de la Princesse et de la famille Bonaparte une gerbe honorifique sous le regard d’un invalide coiffé du bicorne et sous les saluts militaires. Les autorités militaires et le président du Souvenir Napoléonien firent de même et déposèrent successivement une gerbe aux noms de l’Armée et du Souvenir Napoléonien.
Les trompettes retentirent à nouveau et firent vibrer les cœurs. Droits, au garde à vous, tous, nous nous recueillîmes devant le tombeau de Porphyre durant une minute de silence.







C’est alors que du plus profond de la crypte, le cri de « Vive l’empereur » retentit, entraînant l’assemblée réunie autour du Tombeau.







Les membres présents de la Famille Impériale allèrent saluer et remercier ce fidèle invalide coiffé d’un bicorne et dont les lèvres ne purent retenir l’élan de son cœur.







Quelques instants plus tard, chacun sortit en silence.
Suivit une messe faite à la mémoire de l’Empereur en l’église Saint-Louis des Invalides.









A 20h30 précises, dans les salons du Sénat, de nombreux convives se retrouvèrent autour des tables joliment décorées et où fut servi le souper auquel ils furent conviés. Nous pûmes rencontrer, la Famille Impériale, le Prince Murat, Ronald Zins et Jacques Macé.

Luc Meaux
Président de la STDE.


© Luc Meaux.






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