Liège, 27 mars 2010.


Visite du Grand Curtius.




Nous arrivons au musée Anne et moi, lieu de rendez-vous, un poil en avance... coup de chance, une place de parking pile poil devant.
En attendant les autres, que faire ? ....oh !!!!!! Le musée a une boutique... Bardaf, on enrichit la collection de bouquins !
Juste le temps de feuilleter les trouvailles et Olivier, René et Sophie arrivent quasi en même temps.

Le musée, la visite

Magnifique, une muséographie impeccable dont pas mal de musées devraient s'inspirer.
Les salles se suivent dans un ordre chronologique parfait, on commence par la préhistoire et on suit le temps dans un parcours parfaitement fléché tout le long des salles et couloirs ( à noter, des rampes d'accès très facile et pratiques ainsi que des ascenseurs pour les personnes à mobilité réduite dans tout le musée )
Les pièces, nombreuses, très belles, et souvent exceptionnelles sont bien mises en valeur avec des explications précises et abondantes.
Un petit livre vendu à la boutique permet d'ailleurs d'avoir un beau complément d'information sur les pièces les plus "spéciales" présentées
Le fameux "fusil" énorme à silex à 7 canons avec la mise à feu bizarrement située quasi à l'embouchure des canons est en fait la première "mitrailleuse" créée aux Etats Unis en 1810 durant la ( une des ) guerre entre les Américains et les Anglais de 1810 à 1812 ; elle était utilisée dans la marine pour arroser les ponts ennemis.
Chacun des 7 canons était chargé de 32 charges de balles et poudre, le feu était mis à la première charge, qui mettait le feu à la seconde, puis à la 3e, et ainsi de suite jusqu'à la 32e... Ainsi, cette mitrailleuse tirait 7 fois 32 charges successivement. Les décharges duraient entre 2 et 3 minutes durant lesquelles il était bien entendu impossible d'interrompre le tir.
Cette arme à été construite à une quinzaine d'exemplaires mais fut rapidement abandonnée car trop dangereuse. Parfois le feu prenait aux 32 charges d'un coup; résultat, le canon ne résistait pas et... boum !
Cette arme présentée est la dernière qui reste.

Revenons à la visite.

Un espace gallo-romain suit la préhistoire.
Une collection quasi aussi riche qu'au musée d'art et d'histoire de Bruxelles, si pas plus riche même, et surtout, à nouveau, très bien présentée ( zut! De zut! Pourquoi ai-je laissé mon appareil photo sur le bureau ? )
Un superbe trésor exposé ( une cruche de bronze pleine de pièces d'argent ) n'a pas manqué d'attirer immédiatement le regard et les commentaires des dames présentes... DU POGNOOOON !!!!! ( Ben tiens )
On continue vers le Moyen-Age, le Haut Moyen-Age... là, ce sont les bondieuseries... bon, on a bien rigolé, dieu que c'est moche tout ça... mais ...
J'ai quand même pu constater l'évolution iconographique au travers du temps... Moyen-Age, tableaux et sculptures lugubres et sinistres, personnages souffrants, visages tristes ou sévères, scènes violentes. Au fur et à mesure qu'on évolue dans le temps, les visages deviennent souriants, les positions plus " aériennes " des bras et jambes, des personnages en bonne santé moins maigres, les traits moins tirés, on constate que la religion évolue, se libère et sort de l'inquisition sombre et sinistre.
Et plus on avance, plus c'est flagrant... j'ai même vu une statue d'ange qui se prenait pour John Travolta dans la fièvre du samedi soir.

On continue, un peu de Renaissance... encore fort religieux, mais on commence à voir autre chose... ouf, c'est bien de rire, mais quand même ! Architecture, vie quotidienne, objets et ameublement sont exposés à nos yeux.

Viennent la Révolution... le Consulat et l'Empire..... quelques difficultés à empêcher le filet de bave de couler de ma bouche devant les merveilles qui sont sous mes yeux, séparés par une simple petite vitre de mes mains avides de toucher... et de mes poches que j'avais gardées vides au cas où.
Outre des objets, armes, tableaux et sculptures, une collection de décorations à tomber par terre: La LH de Lannes, gasp, était présentée, ainsi qu'une énorme de collection de médailles commémoratives et anciennes, retraçant tous les grands moments de la vie et des actes de notre cher Napopo ( le vrai, pas l'actuel déguisé qui fait office de.. )
Encore deux trois salles avec du mobilier et... des horloges 1er empire de toute beauté et la partie chronologique se termine.
Une superbe cuillère en argent finement ouvragée n’a pas manqué d’attirer le regard de Sophie... Commentaire : "ça doit pâs être facile à nettoyer ce machin là »... toujours le sens pratique qui prime chez les femmes.

Mais ce n'est pas fini, non non, les pieds devront encore endurer quelques souffrances.


Partie 2 : les armes

Nous entrons donc dans la 2e partie du musée, les salles à thèmes.

Petite salle d'Egyptologie... très petite, mais quelques belles pièces quand même. Il y avait pas mal de monde avec une visite guidée dans la salle. J'ai écouté quelques instants le guide... je me serais bien scotché au groupe car il était très intéressant, mais cela ne se fait pas, nous avons donc continué notre chemin de notre côté......

...... vers les armes, bien entendu.

Là : refilet de bave à contrôler au bord des lèvres. c'est fou ce que l'homme peut être inventif et artiste dans la conception d'objets servant à tuer.

Des armes de toutes époques, et de toutes provenances étaient exposées à nos yeux avides... et à mes poches toujours vides aussi..
Encore une fois, la présentation irréprochable permettant de voir l'évolution de chaque type d'arme à travers le temps.
Une vitrine amusante, les armes farfelues et d'agents secrets... stylo revolver d'agent secret des années 60, fouet de cocher avec fusil incorporé dans le manche, fin 19e, un canif suisse avec tire-bouchon, couteau et revolver, une crosse amovible permettant d'adapter selon le besoin une lame de sabre ou un canon de fusil avec son mécanisme de mise à feu, un porte-monnaie à 7 coups, etc...
Un fusil impressionnant pour la chasse à la baleine ( pauvres bêtes, salauds de pêcheurs )... la fameuse mitrailleuse citée au début, les premiers fusils à chargement pas la culasse ( encore à silex... tudieu, j'imagine la giberne qu'il faut pour contenir les " cartouches " de ce machin là )
Des armes blanches de fous aussi, quelques lames travaillées plus spectaculaires que les couteaux Klingon dans Star Trek... bref, plein la vue qu'on en a pris.

Salles à thème suivante : le verre

Encore une fois, des merveilles de travail fin et précis.
Val st Lambert bien sur représenté par quelques pièces d'une finesse à couper le souffle ( du verrier )
Par contre, "pas pratique à la maison, ça passe pas au lave-vaisselle ces machins là" ( commentaire pratico-pratique de René )... est-ce lui qui fait la vaisselle à la maison ?

Restait encore une partie à visiter intitulée "spiritualité, religion et chistianisme"... mais bon, là on a un peu fait l'impasse quand même. Faut pas abuser des bonnes choses.

Voilà, nous quittons le grand Curtius quasi avec regret ( mes pieds étaient contents par contre ) et nous voilà de retour au 21e siècle à Liège.

Je soulignerai encore la qualité, la gentillesse et l'accueil reçu du personnel du musée.

René et Sophie nous emmènent faire un petit tour en ville, nous voyons la cathédrale, le perron liégeois, et de fait, la place saint machin modernisée, bref...... on trouve une terrasse sympathique et accueillante pour poser nos fesses.

Après avoir soigné nos plaies orthopédiques et réhydraté nos entrailles, nous devons nous séparer à regret d'Olivier qui devait s'en retourner vers Namur.

Petite visite de l'antre secret de René et Sophie en dehors du centre historique de la ville ( petit bonjour à " Chaussette / poupousse " )... et à nouveau un filet de bave naît au coin de mes lèvres devant deux ouvrages que René, sadiquement, a mis devant mes yeux...
On disserte quelque peu sur la façon de coudre un schako et on prend un apéro.. sisi
Il n’est pas loin de 20h, on repart vers le centre historique pour aller au resto où René et Sophie avaient réservé une table pour nous. Heureusement qu'ils avaient réservé, c'était bondé... et vu la qualité, on comprend pourquoi.
Repas chinois impeccable et copieux, excellent vin, salon fumoir chauffé..... que du bonheur quoi

Bien entendu, pour ne pas déroger aux traditions, nous avons fait la fermeture. .... comme quoi, c'est bien ancré maintenant.

Vers 1h du matin, nous nous séparons, contents, satisfaits... et se disant que c'est à refaire.

Retour vers Bruxelles, la route, sous la pluie, …













© Texte de Jiem - Photographies de Olivier.






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