Les acteurs: Exelmans.


EXELMANS (Rémy-Joseph-Isidore) 1775-1852 Maréchal de France



Rémy Joseph Isidore Exelmans est né le 13 novembre 1775 à Bar-le-Duc (département de la Meuse).
Il s'engage à moins de 16 ans, en septembre 1791, comme volontaire dans le 3e bataillon de la Meuse. Il sert aux armées de Moselle et de Sambre et Meuse.

Il est sous-lieutenant le 22 octobre 1796, puis aide de camp d'Eblée le 22 octobre 1798.
En 1798 et 1799, il participe activement, dans les armées de Rome et de Naples, à la prise de Naples et à celle de Trani le 2 avril 1799.

En 1800, toujours en Italie, il est nommé capitaine le 8 juillet. Il sert à Castelnuovo, au passage de l'Adda et à Crémone.
Il est aide de camp de Murat à l'armée d'observation du Midi le 21 mai 1801. Il est nommé chef d'escadron le 3 octobre 1803. Il est à Wertingen, le 8 octobre 1805, comme aide de camp de Murat et a deux chevaux tués sous lui au cours de cette bataille. Il est à Austerlitz le 2 décembre 1805.

Nommé colonel du 1er régiment de chasseurs à cheval, il fait partie du 3e corps du maréchal Davout. Il sert à Golymin (26 décembre 1806), Eylau (8 février 1807) et Friedland (14 juin 1807).

Toujours aide de camp de Murat, il suit celui-ci en Espagne. Il est fait prisonnier le 16 juin 1808. Il s'évade d'Angleterre et rentre en France en avril 1811.
Baron de l'Empire par lettres patentes du 13 mars 1812. Major des grenadiers à cheval de la Garde Impériale le 9 juillet 1812.

Il participe à la campagne de Russie. Il est nommé général de division le 8 septembre 1812. Il est blessé d'un coup de feu qui lui traverse une cuisse à Wilna le 10 décembre 1812 au cours de la retraite de Russie.

Il participe à la campagne d'Allemagne de 1813 et il est fait comte de l'Empire le 28 septembre 1813.
Au cours de la campagne de France, il assura la défense de Châlons-sur-Marne, il est à Vitry-le-François, à Méry-sur-Seine, à Berry-au-Bac (6 mars 1814), Craonne (7 mars 1814). Il commande la 3e division de la Garde Impériale à la bataille de Reims (12-13 mars 1814), puis de la 2e division de cavalerie de la Garde Impériale le 15 mars 1814. Il est à Plancy (19 mars 1814), Arcis-sur-Aube (20-21 mars 1814).

Après la première abdication, une lettre qu'Exelmans a écrite à Murat ayant été saisie par la police sur un voyageur, il est mis en non-activité le 10 décembre 1814. Ayant refusé de quitter Paris dans les vingt-quatre heures, suite à sa condamnation, il fut décrété d'arrestation le 20 décembre 1814.

Au retour de Napoléon il s'empare, à la tête d'un groupe de demi-soldes de l'artillerie du duc de Berry. Il fut chargé de poursuivre Louis XVIII jusqu'à la frontière belge.
Il est pair de France le 2 juin 1815. Il sert, sous Grouchy, à Fleurus (15 juin 1815), Ligny (16 juin 1815) et Wavre (18 juin 1815).
Après son retour en France il prend position à Versailles et bat une division prussienne à Rocquencourt le 1er juillet 1815. Puis il se retire sur la Loire.

Il est exilé et quitte la France en décembre 1815 pour s'établir à Bruxelles, puis à Liège et ensuite dans le duché de Nassau.
Il est autorisé à rentrer en France le 15 janvier 1819.
Pendant les années qui vont suivre la chute de l'Empire il restera fidèle à Napoléon. Il sera l'un des plus actifs bonapartistes.

Il participe, avec le général Pajol, à la révolution de 1830 en combattant les troupes de Charles X. Il déclarera en pleine Chambre des Pairs que "la mort de Ney était un abominable assassinat".
Il est grand chancelier de la Légion d'honneur le 15 août 1849 et maréchal de France le 10 mars 1851.

Il meurt le 22 juillet 1852, d'une chute de cheval, en se rendant chez la princesse Mathilde.

Il a laissé le souvenir d'une grande intégrité et d'une moralité au-dessus de tout soupçon.



© La Bédoyère.






Recherche sur le site