Quelques civils contemporains de Napoléon.




Les acteurs - Les militaires - Les civils - Les contemporains.


A


Laure JUNOT, Duchesse d'Abrantès.(1784-1838)


B


Brillat-Savarin , Jean-Anthelme, chevalier - avocat, député, maire
Belley, 2 avril 1755 - Paris, 1r février 1826.


C


Antonio Canova, sculpteur, peintre.
Possagno, 1/11/1757 - Venise, 13/10/1822



CAREME, Marie-Antonin, Cuisiner 1783-1833.

Comme un certain nombre de grands hommes de la période, le cuisinier qui régna sur les fourneaux de l'Empire était d'extraction très modeste. Né en 1783, sur un chantier de la rue du Bac à Paris, Marie-Antoine dit Antonin Carême, fut abandonné par son père à l'âge de neuf ans. Il fit ses débuts dans un cabaret de la Porte du Maine au même âge. Sa passion le retient aux cuisines. Il entre en 1798 chez Bailly, le célèbre pâtissier de la rue Vivienne. Carême se distingue et se spécialise dans la réalisation de pièces montées pour lesquelles il prend modèle sur des dessins d'architecture recopiés au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale. Les commandes les plus prestigieuses lui sont passées, en particulier par Talleyrand. Devenu chef, puis propriétaire en 1803 de sa propre pâtisserie, il officie à la commande là où se donnent les grands dîners qu'il prépare parfois plusieurs mois à l'avance.
Jusqu'en 1814, il signe tous les grands évènements culinaires de l'Empire (mariages, visites d'hôtes étrangers, etc.) Après la chute de Napoléon, Carême commence une nouvelle carrière. Sa célébrité est telle que l'Europe entière le réclame. Il officie donc chez le prince de Galles, chez le tsar, chez François 1er d'Autriche, chez la Princesse Bagration, chez le baron Rotschild, sans pour autant abandonner Talleyrand. En même temps il commence à publier les notes qu'il a accumulées chaque soir pendant des années. Recettes, tours de main, découvertes, croquis fournissant la matière première du "Pâtissier royal parisien" (1815), du "Maître d'hôtel" (1822), du "Cuisinier parisien" (1828), de l'"Art de la cuisine française" au XIXe siècle (1833) : une oeuvre immense à laquelle s'ajoutent deux ouvrages d'architecture - savoir auquel est liée la pâtisserie de l'époque.
Projets d'architecture dédiés à Alexandre 1er et Projet pour l'embellissement de Paris (1821). L'importance de cette oeuvre publiée explique largement la notoriété de Carême, qui fut un habile praticien, mais aussi un grand théoricien.
Il mourut, épuisé, en 1833. Louis XVIII l'avait autorisé à s'appeler Carême de Paris.
La Bédoyère.)


D


DARU, Pierre-Antoine-Noël-Bruno, comte 1767-1829.

Né le 12 janvier 1767 à Montpellier, Pierre Daru fit d'excellentes études au collège royal militaire de Tournon. Bien que n'ayant pas l'âge, ni le temps de services antérieurs requis, il devint en 1784 commis de l'intendance du Languedoc. Il aimait la littérature et, au moment de la Révolution, il fut adepte des idées nouvelles. En janvier 1792, il est nommé commissaire extraordinaire des guerres dans la 13e division militaire (Rennes). Il y fit la connaissance de Pétiet et il fut d'une grande probité dans ses fonctions... ce qui était rare à l'époque. Au cours de la Révolution, il est sauvé des griffes du Tribunal révolutionnaire par Pétiet.
En janvier 1799, Daru est nommé ordonnateur en chef de l'armée d'Helvétie. Il y déjoua les malhonnêtetés des accapareurs. En tant qu'inspecteur des revues, il est présent à Marengo, il est chargé ensuite de l'application de la convention d'Alexandrie. En mars 1801, il devient secrétaire au ministère de la Guerre. En 1803, il organise le camp de Boulogne ; c'est une réussite totale pour l'intendance. Il suit Napoléon à Austerlitz. En octobre 1806, il est nommé intendant général de la Grande Armée. Après Tilsitt, Daru, plénipotentiaire en Prusse, doit faire rentrer une contribution de 150 millions, condition préalable à toute évacuation de la Prusse. Il s'y révéla ferme, probe et humain. En 1809, il s'occupe également de la Maison de l'Empereur. Le 17 avril 1811, il est nommé ministre secrétaire d'Etat, à la place de Maret.
A la fin de 1812, il doit reconstituer et équiper la Grande Armée très affaiblie. Le 2 juin 1813, après la mort de Duroc, il devient dépositaire de la clef du dépôt de réserve. Au cours de la malheureuse campagne de 1813, il est très difficile de fournir du ravitaillement et des munitions à la Grande Armée. A la fin de mars 1814, Daru, comme ministre, suit l'impératrice Marie-Louise à Blois, puis il se retire dans ses foyers.
Pendant les Cent-Jours, il est ministre d'Etat attaché au Ministère de la Guerre.
Après la chute de l'Empire, il se consacre à ses activités littéraires et publie, en 1819, une Histoire de Venise qui a fait référence à son époque.
Pierre Daru était le cousin de Stendhal. Il meurt le 5 septembre 1829.
La Bédoyère.)


David , Jacques-Louis - peintre. 1748 - 1825.

Il fut l'un des artistes les plus admirés, enviés et honnis de son temps, autant pour ses engagements politiques que pour ses choix esthétiques. Par le passé, rarement un artiste a épousé à ce point les grandes causes de son temps en mêlant intimement art et politique.
David vote la mort du roi Louis XVI, puis se met au service de l'empereur Napoléon Ier.


E


Eléonore Denuelle de la Plaigne , la maman du comte Léon.
Paris, 13 septembre 1787 - Paris, 30 janvier 1868.


F

G


GARNERAY, Ambroise-Louis, peintre. 1783-1857.
Garneray est né le 19 février 1783 à Paris. Dans sa jeunesse, il étudie la peinture avec son père, Jean-François Garneray, peintre de genre connu. Influencé par son cousin, le capitaine Beaulieu-Leloup, il s'engage le 20 février 1796 comme novice sur la frégate la Forte que commande son cousin. Malade il est débarqué à Batavia.
En 1798, il embarque sur la corvette Brule-Gueule, qui a pour capitaine Bruneau de La Souchais.
Le 1er août 1799, il embarque sur la Preneuse, capitaine Lhermitte, futur amiral. Il participe à plusieurs combats navals et fait ses premiers dessins.
Le 28 décembre 1799, dans un combat en vue de l'île de France, la Preneuse est capturée par les Anglais, Garneray saute à la mer et gagne la cote à la nage. Il est recueilli par un constructeur de bateaux qui l'emploie comme dessinateur.
En 1800, il embarque sur le Mathurin, capitaine Cousinerie et participe à l'exploration des cotes de Madagascar, où il a des contacts avec les Malgaches. Ensuite, il embarque sur le corsaire L'Amphitrite, capitaine Maleroux, comme second chef de timonerie. Il navigue et capture de nombreux vaisseaux contenant : or, pierres précieuses et cinquante chevaux arabes. L'Amphitrite coule avec son capitaine lors d'un combat contre une frégate anglaise ; le second navire de l'expédition recueille les survivants, dont Garneray. Surcouf engage Garneray sur la Confiance, comme aide de camp.
Le 7 août 1800, c'est la fameuse prise du Kent lors de la croisière sur la cote de Coromandel.
En 1802, c'est la paix d'Amiens. Garneray fait une croisière de commerce sur la cote des Indes.
En 1803, il est second sur le négrier le Doris, capitaine Liard. Le 11 janvier 1803, il transporte des esclaves à Zanzibar. Le bateau coule au cours d'une révolte ; Garneray gagne la terre sur un radeau.
Il entre en 1805 dans la Marine Impériale comme aide-timonier. Il est fait prisonnier lors d'un engagement avec l'escadre anglaise de l'amiral Warren. Il débarque le 15 mai 1806 à Porsmouth et est interné sur le ponton Ramillies, puis sur différents autres pontons. Il apprend l'anglais et commence une série de dessins et peintures qu'il revend pour subsister.
En 1811, il est autorisé à résider à terre. Il s'évade en 1813, mais il est repris et renvoyé sur un ponton où il est particulièrement maltraité.
Il est de retour à Paris le 18 mai 1814. Il peint en 1815, sa première grande oeuvre, la Descente des Émigrés à Quiberon. Il devient un peintre à succès et travaille pour le duc de Berry. Il est nommé peintre officiel de la Marine en 1817. De 1820 à 1823, il peint une série de vues des côtes de France, puis le combat de Navarin
En 1831, il peint le retour de l'île d'Elbe. Il est nommé, le 29 octobre 1832, Conservateur du Musée de Rouen. Il démissionnera de ce poste en 1837.
En 1851, il publie ses mémoires.
Il meurt à Paris le 11 septembre 1857.
La Bédoyère.)


Mademoiselle George, Marguerite-Joséphine Wemmer, dite - comédienne
Bayeux, 23 février 1787 - Paris, 11 janvier 1867.


Grassini, Giuseppina - cantatrice
Varèse, 17 avril 1773 - Milan, 3 janvier 1850.


H

I

Isabey, Jean-Baptiste - Peintre et miniaturiste.
Nancy, 11 avril 1767 - Paris, 18 avril 1855.


J


JOLLOIS, Jean-Baptiste-Prosper, Ingénieur. 1776-1842

Jollois naquit à Briénon-l'Archeveque (Yonne), le 24 janvier 1776. Après de bonnes études à l'Ecole militaire d'Auxerre, il entra à l'Ecole Polytechnique, puis deux ans plus tard il fut admis à l'Ecole des Ponts-et-Chaussées. En 1798, il part en Egypte, où avec son ami l'ingénieur Devilliers, ils étudièrent les monuments anciens dans la vallée du Nil. Il visita les Pyramides. Le 19 mars 1799, il quitta le Caire. Il fit en effet partie de la commission chargée de visiter et de reconnaître la Haute-Egypte. Il fit de nombreux dessins des monuments.
Après son retour en France, Jollois devait jouer un rôle important dans la préparation de la Description de l'Egypte.
En 1810, il fut affecté aux travaux des ponts et quais de Paris. A la fin de 1830, il devint ingénieur en chef, directeur du département de Paris et des ponts de Paris. Il présida dès lors à de nombreux travaux : achèvement des quais et des ports de la capitale, assainissement de la banlieue, ouverture de chemins vicinaux. Il se livra également à d'importants travaux archéologiques en France.
Jollois mourut à Paris le 24 juin 1842.
La Bédoyère.)


K

L


Letellier, Antoine - maire de Soissons.



Lesueur, Jean-François - musicien
Drucat-Plessiel, 15 février 1760 - Paris, 6 octobre 1837.


M


Gaspard Monge, comte de Péluse - scientifique
Beaume, 10 mai 1746 - Paris, 28 juillet 1818.


N

O

P

Q

R

S


Baron Jacques-Noël SANE - Ingénieur-constructeur naval (1740-1831)

Né à Brest le 18 février 1740, élève-constructeur en 1758, il entra en 1765 à l'Ecole du génie maritime de Paris créée par Duhamel du Monceau et y fit preuve de dispositions exceptionnelles. Ingénieur-constructeur en 1774, il dirigea la construction de la frégate la Surveillante et du vaisseau l'Hannibal, très réussis. Sané dessina, pendant la guerre d'indépendance américaine, les plans de nombreux bâtiments et contribua à l'adoption des types de vaisseaux de 74, 80 et 120 canons qui devinrent réglementaires. Cet effort de standardisation du matériel, mené à l'initiative de Sartine et Castries, sous le règne de Louis XVI, porta ses fruits et assura à la construction navale française une réputation internationale. Membre de l'Académie de Marine en septembre 1786, sous-directeur des constructions en 1789, directeur du port de Brest en 1793, Sané resta étranger à toute agitation politique et cumula les fonctions administratives de chef civil et technique de directeur des constructions. Il contribua ainsi à la mise en condition de l'escadre de Villaret-Joyeuse.
Membre de l'Institut national en février 1796, inspecteur des constructions navales de l'Atlantique en 1798, inspecteur général du génie maritime de 1800 à 1817, baron de l'Empire en octobre 1810, il continua à dessiner des navires remarquables.
Membre du Conseil des constructions en 1811, il présida en 1820 la commission chargée d'établir les plans-types des nouveaux bâtiments, mais se confina dans des solutions traditionnelles et ne sut pas prévoir l'avenir de la vapeur.
Constructeur de plus de 150 navires de guerre très réussis, Sané peut-être considéré comme un des plus brillants ingénieurs navals de tous les temps.
La Bédoyère.)


Staps, Friedrich
Auteur de l'attentat manqué du 12 octobre 1809, à Schoenbrunn.


T


THOMIRE, Pierre-Philippe - Fondeur Ciseleur 1751-1843

Il fut l'élève de Pajou et Houdon et fut formé dans la tradition de l'Antiquité classique. L'Art antique étant très en vogue à son époque, il fut l'un des fournisseurs les plus appréciés de Napoléon et des principales cours européennes. Son travail avait une finesse et une perfection inégalées. Il s'était spécialisé dans l'application de bas-reliefs de bronze sur des meubles d'acajou.
En 1804, il reprend l'établissement du marchand Lignereux, avec les ateliers de la rue Taitbout à Paris. Thomire s'associa avec Duterne, ainsi qu'avec ses gendres Beauvisage et Carbonnelle. Il en résulta une grande prospérité.
Il obtint une première médaille à l'Exposition de 1806, et une seconde en 1809. Des lettres patentes du 31 mars 1813 octroyèrent à Thomire le titre de "fabricant de Sa Majesté Impériale". Il prit sa retraite en 1823.
Thomire fit mettre des appliques de bronze doré sur des meubles de l'ébéniste Jacob Desmalter, ciseler la "toilette" de l'impératrice Marie-Louise que l'orfèvre Odiot réalisa en vermeil d'après les modèles de Prudhon, et il fit exécuter les aigles des étendards impériaux d'après les dessins de Chaudet.
On lui doit également des candélabres et des pendules, ainsi que les riches montures de certains vases ou guéridons en porcelaine dure de la Manufacture de Sèvres, comme la "Table des Maréchaux", visible au château de la Malmaison.
La Bédoyère.)




U

V


Ennius-Quirinus ou Ennio Quirino Visconti, archéologue d'origine italienne sous le Premier Empire.
Rome le 30 octobre 1751, Paris le 7 février 1818.



Dominique Vivant Denon, baron - dessinateur et graveur.
Châlon-sur-Saône, 4 janvier 1747 - Paris, 27 avril 1825.


W

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